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Après deux années de plaisirs et d'écriture, le forum ferme ses portes. Merci à vous, chers membres.

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 Extraits de rps à découvrir

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The Guardian

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MessageSujet: Extraits de rps à découvrir   Dim 10 Jan - 9:33


Extraits à découvrir
bonne lecture


Pour vous, invités de passage, futurs membres ou même menbres déjà présents, voici quelques extraits de rp, sélectionnés pour leur diversité. Vous pourrez ainsi découvrir certaines bribes des plumes du forum.

Des extraits seront ajoutés au fur et à mesure pour que vous puissiez en découvrir toujours plus sur nos écrits.

Bonne lecture à vous !






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The Guardian

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MessageSujet: Re: Extraits de rps à découvrir   Dim 10 Jan - 9:35


Si tu veux de mon aide
Alexander Snow feat. Isobel Crawley
 

Alexander Snow
Les choses changent pas mal ces derniers temps à Londres et dans les environs et malheureusement ces évolutions ne vont pas vraiment dans le bon sens, du moins de mon point de vue. En effet, les récents événements inexpliqués et pour le moment tout simplement inexplicables malgré les diverses enquêtes et investigations menées par les autorités et même certainement par certains immortels curieux et désireux, ou non, de vouloir faire cesser tout cela, ont cette fois-ci été un peu trop loin, provoquant des répercussions qui ne me plaisent pas le moins du monde et me conviennent tout aussi peu. Et pour cause, la seule véritable réponse des très chères autorités de cette ville à ces attaques soudaines et inexpliquées et à ce trou béant nommé «bouche de l'enfer » n'a été autre que l'instauration d'un couvre-feu. Si vous vous souvenez de ma profession et d'un des buts premier de mon établissement vous n'aurez certainement pas le moindre mal à comprendre pourquoi je n'aurais pas pu trouver une idée plus stupide et insupportable.

Une telle décision, si elle venait à perdurer sur une longue période pourrait bien me faire mettre la clé sous la porte sans que je ne puisse faire grand chose. Oh bien entendu j'ai au sein de ma pension des personnes qui vivent là sur le long terme mais la plupart de ces personnes ne sont autre que des salariés de l'Apollonide et les prostituées qui officient non loin de la pension. Autant dire, donc, que si les clients ne sortent plus de chez eux à cause de ce sordide couvre-feu, qu'ils ne se bousculent donc plus dans mon établissement ou chez les filles de joie qui s'y trouvent, je risque fort de perdre même mes locataires habituels et réguliers. Je compte donc faire en sorte que cette stupidité ne soit bientôt plus qu'un lointain souvenir mais avant de trouver la façon de faire une telle chose je compte bien délivrer une série de dérogations à mes employés et aux prostituées qui logent chez moi et ce quand bien même je ne suis pas à proprement parler leur patron. Et pour ce qui est de ma propre personne et bien on va dire que je vais me faire une petite dérogation à moi-même également et ce tout simplement parce que je me contrefiche royalement de cette décision prise par un archevêque qui ne connaît certainement rien à ce qu'est le monde de la nuit et mise en application par les hommes de la Yard qui, j'en suis certain n'aurait pas de mal à plier face à quelques unes des sublimes créatures qui logent chez moi. Et puis penser vous vraiment que je sois homme à rester enfermé avec pour seule réserve de sang une petite goule bien obéissante ? Non, je suis un homme qui a besoin de vivre et qui aime pouvoir se nourrir de sang frais, pris à la source et pas forcément toujours sur une personne qui me soit totalement dévoué.

Faire en sorte que mes locataires et employés puissent travailler de la façon la plus libre qui soit sans avoir à se soucier des autorités c'est donc précisément ce que je compte faire en cette nuit alors que j'ai tout de même fais une petite dérogation à mon programme habituel, ne prenant pas la peine d'aller chercher bien loin de quoi me nourrir puisque ma charmante petite goule, qui semble d'ailleurs s'être amourachée de moi un peu trop pour son bien mais juste assez pour mon plaisir sadique. Une fois repus je me suis donc mis en marche dans mon établissement, faisant le tour de celui-ci pour vérifier que tout s'y passe pour le mieux, distribuant au passage les fameuses dérogations préparées par mes soins la nuit précédente à tous les employés et catins que je croise et qui veulent bien de ce petit passe droit. J'en profite également pour saluer les quelques personnes qui semble avoir braver le couvre-feu ou être arrivés à l'Apollonide un peu avant celui-ci et les assurer de ma protection, tant bien entendu qu'ils restent au sein dans mon établissement. Tout se passe presque normalement même si mon établissement est un peu trop peu fréquenté à mon goût et je décide donc d'aller mettre le nez dehors afin de voir par moi-même si les rues sont aussi vides qu'elles sont censées l'être si tout le monde suis le couvre-feu tel de gentils petits moutons bien obéissants.

Mais avant même que je n'ai pu passer totalement la porte de mon établissement et la refermer derrière moi, voilà que je perçois une certaine agitation à une petite centaine de mètres de l'Apollonide, agitation sur laquelle je peux bien vite mettre un nom et un prénom puisque je ne tarde pas à voir que la Yard vient de s'attaquer à l'une de mes locataires et non la moindre puisqu'il s'agit de la belle Isobel Crawley. Étant donner le lien qui existe entre la prostituée et moi je compte bien entendu ne pas laisser les abrutis de la Yard l'embarquer et je vais tôt ou tard agir mais pour le moment je décide qu'il n'est pas temps de faire une telle chose, du moins tant que la belle ne m'en a pas donné l'autorisation. Après tout Isobel n'est pas du  genre à se laisser faire sans lutter et je sais également qu'elle est femme à aimer se débrouiller seule sinon pourquoi ferait elle le métier qu'elle fait aux vues des risques que celui-ci comporte, plus encore ces derniers temps. Aussi je me contente de rester à quelques mètres de la belle et des hommes de la Yard, adressant à la belle blonde un regard appuyé que  je ne doute pas qu'elle verra et comprendra de la bonne manière, je suis prêt à lui venir en aide et je le ferais dès qu'elle aura dit ne serait ce qu'une parole dans ce sens. Et en attendant ce signe, ce top départ je me contente d'attendre en observant tout cela, les bras croisé, mon pouvoir de contrôle de la douleur venant titiller le bras d'un des membres de la Yard afin que celui-ci desserre son emprise sur la belle blonde à cause d'une vilaine douleur aussi atroce et incontrôlable que mystérieuse....




Isobel Crawley
La nuit était tombée depuis deux ou trois heures déjà. Isobel s'était réveillée après avoir passé la journée à dormir. La nuit précédente avait été longue. Elle n'avait pas fait le tapin, mais elle s'était retrouvée dans un endroit calme, pour célébrer lune et trouver le repos. Une nuit de magie qui l'avait à la fois ressourcée et épuisée. Elle était rentrée dans sa chambre au lever du jour, s'était allongée et endormie aussitôt. A vrai dire ce fut les croassements incessants de son corbeau, confortablement installé sur le rebord extérieur de sa fenêtre, qui l'avaient réveillé. Elle avait beau avoir lancé son oreiller contre la vitre fragile, ce dernier s'en était allé pour mieux revenir croasser. Les paupières à moitiés closes, Isobel avait quitté ses draps pour faire rentrer l'animal venu se percher sur la tête de lit abîmée. Un soupire s'échappa des lèvres sèches de la jeune femme.

+ Je sais … Je sais … je devrais me lever.

Les draps furent relevés, cachant entièrement le corps de la blonde à la peau de porcelaine. Un nouveau croassement fit comprendre à Isobel qu'il était temps de se lever. Non pas pour travailler ou pratiquer de la magie mais pour nourrir son animal qui avait tendance à se montrer feignant. Elle alla jusqu'à sa commode et prit un bocal grouillant de vers. L'animal vint se percher sur l'épaule dénudée de sa maîtresse, prenant garde à ne pas la blesser avec ses griffes acérées. Un sourire glissa sur les lèvres de la Sorcière lorsqu'elle sortit un ver pour nourrir son corbeau, puis un second.

+ Mange mon beau. La nuit a été longue pour toi aussi.

Une fois repu l'animal quitta sa maîtresse et demanda à sortir. Isobel le traita mentalement d'ingrat et celui-ci lui répondit par un croassement presque moqueur. Durant quelques instants elle observa la ruelle sur laquelle elle avait vu. Les rues allaient bientôt commencer à se vider. Le couvre-feu instauré quelques jours plu tôt était très mauvais pour les affaires. Certains craignaient de se faire attraper par le Yard. Isobel elle-même en avait fait les frais et s'était retrouvée en cellule durant toute une nuit. Ses bras en étaient la preuve, marqués encore par quelques ecchymoses virant au violet. La Sorcière soupira. Elle devait sortir, elle devait gagner de l'argent. Refermant la fenêtre, elle fit face à son miroir. La belle blonde fit un brin de toilette, passant le chiffon imbibé d'eau froide sur son corps nu. Elle se sécha rapidement avant d'enfiler une robe rouge et noir un peu usée par le temps. Elle coiffa ses longs cheveux blonds puis quitta sa chambre qu'elle prit soin de refermer à clé. La nuit n'étant pas encore totalement tombée, elle en profita pour traîner dans la rue et attirer quelques rares clients dans les ruelles. Mais bien vite la Sorcière fut rattrapée par le temps et le maudit couvre-feu.

Les rues commençaient effectivement à se vider, d'autant plus que le Yard avait visiblement décidé de refaire un tour à Whitechapel cette nuit là. La Sorcière avait réussi à les éviter jusqu'à ce qu'elle se décide à reprendre doucement le chemin de l'Apollonide.

« Mademoiselle ! Arrêtez vous ! »

Isobel fit mine de ne rien entendre, continuant son chemin. Mais ce fut sans compter sur l'insistance du Yard qui l'interpella une nouvelle fois avant de la rattraper en la tenant par les bras. Isobel ne parvint à retenir un grondement de mécontentement en les foudroyant du regard. L'envie de les brûler vif la démangeait sérieusement, mais elle se contenait.

+ Vous allez finir par me lâcher ! Vous m'avez déjà amené une fois au poste ça ne vous a pas suffit ? Isobel avait du mal à se contenir et sa voix s'élevait dans la rue, attirant sur elle les regards des rares présents.

« Justement, une fois ne vous a donc pas suffit ? Il faut vous y conduire à nouveau ? Où est votre dérogation ? »

La Sorcière tentait de se débattre, de se défaire de l'emprise de cette main sur son bras. Pour sûr elle allait de nouveau avec des marques. Et, comme si l'agent entendait ses pensées, il la relâcha, secouant son bras visiblement un peu douloureux. Isobel fronça les sourcils et voulu prendre la poudre d'escampette, mais ce fut sans compter sur la violence des agents qui lui attrapèrent à nouveau le bras. C'est alors qu'elle le vit … Alexander … Il l'observait. Il était là. Intérieurement elle le maudissait. Elle savait ce qu'il attendait. Et quelque part elle n'avait pas trop le choix. C'était lui ou la cellule.

+ C'est lui mon patron !  hurla-t-elle en montrant Alexander d'un geste de la main. Lâchez moi j'vous dis !  grogna-t-elle en se montrant plus virulente alors que les agents l'amenaient vers Alexander.

« Bonsoir Messire, cette prostituée est-elle à votre service ? Si elle ment nous la conduiront au poste, elle mériterait d'être un peu calmée. »

Un nouveau grognement. La magie titillait grandement les nerfs de la Sorcière qui laissa son corps se réchauffer au point de chatouiller la main de l'agent qui la relâcha avec surprise. Le regard d'Isobel était glacial envers les agents … mais elle fini par le poser sur Alexander, priant intérieurement pour qu'il lui sauve la mise.




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MessageSujet: Re: Extraits de rps à découvrir   Dim 10 Jan - 9:36


I DON'T KNOW WHAT HAPPENED
Isobel Crawley feat. Eléonore Connigham
 

Isobel Crawley
Des cris. Des hurlements même. Un homme et une femme, dans ses draps de soie déchirés. Les corps à moitiés nus s’entremêlaient, se frappaient, se mordaient, se griffaient. L'homme et la femme, visiblement un noble et sa prostituée, semblaient ne pas être dans un état normal. Alors que tout avait bien commencé. La jeune femme avait été grassement payée pour accompagner Monsieur chez lui. Parfois les prostituées étaient payées aussi pour ça, pour une soirée en privée, arrosée de champagne et de petits fours, entre deux coups de reins. Alors la fille de joie, ravie d'avoir un client aisé, ne pu qu'accepter. Après tout, que pouvait-elle bien risquer ? Elle savait se défendre contre les hommes un peu trop entreprenants … Et les clients se faisaient rares, faire la fine bouche n'était donc pas conseillé. Alors elle l'avait rejoint chez lui en calèche. Ils avaient dîné, puis baisé, puis ils avaient bu et baisé encore. Mais cette fois les choses semblaient bien différentes … comme si ces deux êtres affamés s'étaient transformés ...

Un peu plus tard, le temps semblait suspendu. La nuit fraîche caressait le corps à moitié nu d'une belle brune peu vêtue, pieds nus, qui semblait pourtant passer inaperçu. A vrai dire à ces heures tardives, rares étaient ceux qui osaient encore traîner dans les rues, même dans les rues les plus riches de Londres. Le couvre-feu, toujours instauré en ville, faisait frissonner les plus frileux et certains établissements commençaient à faire pâle figure face aux pertes d'argent évidentes. Mais la belle brune semblait se moquer des autres, avançant, le regard vide, les bras en sang. Non loin d'elle, une demeure venait de prendre feu. Un incendie s'était déclaré et déjà les pompiers s'alarmaient sur les lieux. Quelque chose clochait chez cette femme qui marchait. Un sourire étrange glissait sur ses lèvres. Ses bras étaient griffés à sang et ses pieds nus commençaient à être abîmés par le sol sur lequel elle avançait.



Isobel ouvrit péniblement les yeux, son corps ankylosé. Ses cils se mirent à battre, ses paupières se soulevèrent. Un rayon de soleil traversa la pièce. Gwyllum, le corbeau de compagnie émit une sorte de gémissement plaintif avant que la sorcière ne replonge dans l'inconscience. Isobel plongea dans des songes atroces et presque insoutenables. Des souvenirs de son passé resurgirent ; son époux ; ses enfants ; le sang ; le feu et l'odeur de brûlé. Lorsqu'elle ouvrit à nouveau les yeux, le soleil s'était déjà presque entièrement couché sur Londres. Isobel essaya difficilement de quitter ses maigres draps, encore endormie, l'esprit embrouillé et l'épaule droite extrêmement douloureuse. Gwyllum l'observait avec un air étrange, comme s'il ne reconnaissait pas sa Sorcière. Et ce fût en s'observant dans le miroir qu'Isobel comprit. Sa lèvre supérieure était coupée, du sang avait séché sur son visage ; ses bras étaient complètement griffés en profondeurs. Sa peau pâle était rougie par du sang. Son sang ? Et son épaule si douloureuse était en réalité luxée, sortie de sa place initiale. Isobel tomba à terre en reculant de son miroir, choquée.

+ Que c'est-il passé ?  se demanda-t-elle à haute voix.

Isobel ne savait pas. Elle tentait alors de se remémorer sa soirée … en vain. Rien. Aucun souvenir se frappa sa mémoire. Elle n'avait aucune idée de qui ou quoi avait pu la mettre dans cet état. Ainsi choquée, elle resta au sol durant de longues minutes. Lorsque enfin elle revint à elle, Isobel essaya tant bien que mal de remettre son épaule en place. Elle n'y arriva pas. Si elle aurait pu soigner ses plaies, peut-être même en recoudre certaines seule, elle ne pouvait soigner son épaule. Et si faible, elle n'aurait pu se contenter de ses plantes et autres concoctions. Alors, douloureusement, la Sorcière enfila une robe simple, longue, et noire. Par dessus ses épaules elle passa une cape dans laquelle elle s'emmitoufla après avoir déposé la capuche sur ses cheveux en bataille. Doucement, discrètement, Isobel quitta L'Apollonide, pension où elle vivait et travaillait. Peut-être aurait-elle pu demander à Alexander de l'aider, quelques gouttes de sang auraient pu la soigner. Mais Isobel prit la direction de l'hôpital, pieds usés et corps meurtri.

Ce fut non sans mal que la prostituée poussa les portes de l'hôpital St Katharine. Dehors il faisait nuit. Des bruits et de nombreuses odeurs vinrent déranger la Sorcière complètement perdue. Jamais on ne l'avait vu dans un tel état. Lorsqu'une infirmière vint à sa rencontre, Isobel s'exprima enfin.

+ Eléonore Connigham … je veux voir  Eléonore Connigham ...   murmura-t-elle.
- Laissez moi vous soigner, venez avec moi, dit l'infirmière en posant son bras sur l'épaule gauche d'Isobel.

Mais la Sorcière se recula, rejetant violemment la main pourtant bienveillante de l'infirmière. Et la prostituée brune se mit à hurler. + ELEONORE CONNIGHAM ! JE VEUX VOIR ELEONORE CONNIGHAM !!
- Très bien, calmez vous, je vais la chercher ! dit l'infirmière paniquée qui s'en alla sans demander son dû.

Isobel resta seule, les regards tournés vers elle à l'accueil de l'hôpital. Eléonore était l'une des rares personnes en qui la Sorcière avait confiance, du moins du côté des humains. Car l'infirmière qu'elle connaissait depuis des années était une simple mortelle, douce et adorable avec Isobel. Jamais elle ne l'avait jugée pour son métier. Et, peline de confiance, Isobel il avait parfois laissé sous-entendre qu'elle pratiquait la magie, du moins qu'elle utilisait les plantes pour se soigner, ne venant ainsi à l'hôpital qu'en cas graves. ET cette nuit les choses étaient graves … entre une épaule luxée, une lèvres fendue et des griffures profondes sur les bras et certainement des morsures qu'elle n'avait pas vu, Isobel était dans un sale état.




Eléonore Connigham
Je n’étais de retour que depuis quelque semaine. Cela avait été dur, très dur même. Ma peine ne s’étant pas encore apaisée, il m’arrivait parfois de pleurer sans de raison apparente. Mais plus ça allait, moins je le faisais à l’hôpital, soucieuse de l’image que je pouvais donner au monde extérieur.
Mais dans tous les cas, ma journée d’aujourd’hui était terminée, je laissais la relève à mes collègues. En ce qui me concerne, j’allais rentrer chez moi me reposer pour repartir de plus belle dès demain. Et je considère que je le méritais. J’avais examiné beaucoup de personnes aujourd’hui et j’estimais avoir bien rempli ma journée. Loin de là que mon métier me lassait, mais j’avais besoin de rentrer pour me retrouver et redevenir celle que je souhaitais, une veuve éplorée.
Me dépêchant de me changer, je ne tardai pas à enfiler mon manteau pour rentrer. Appellant dehors un fiacre, je montais à l’intérieur et donna l’adresse de ma résidence avant de me laisser aller contre le dossier, mon uniforme plié sur les genoux.
Le trajet fut assez rapide et je ne tardai pas à descendre le marchepied et payer le cocher avant de rentrer.
A peine avais-je posé mes affaires, que le téléphone bizarre. Bizarre, cela faisait longtemps que l’on ne m’avait pas appelé. Décrochant, j’attendis que l’on me passe la communication. Tel fut pas ma surprise t’entendre à l’autre bout du fil l’une de mes collègues. Allons bon, j’avais finis ma journée, aurais-je oublié quelque chose ?

-Eléonore, on a besoin de toi d’urgence.
-Que se passe-t-il, une arrivée massive de patients ?
-Hum non, on te demande Eléonore.
-Comment ça.
-Une furie qui refuse qu’on la touche si on n’est pas toi.

Entendant à sa voix qu’elle était paniquée, je me dis que cela devait être tout de même grave et lui signala que j’arrivais de suite. Raccrochant, je me mis en route pour retourner travailler.
Une fois dans le fiacre, je me hâtais de remettre mon uniforme avant d’attendre que l’on arrive à destination. Cela fait, je descendis prestement avant de remercier le cocher et de rejoindre l’accueil à la fois interloquée et surtout surprise. Qu’est ce qui pouvait s’être passé. Il me fallait avoir le cœur net. Si cela n’était pas important, je n’aurais pas été dérangée !
Pressant un peu plus le pas, je ne tardai pas à arriver à destination et me stoppa net dans un hoquet de surprise. Isobel. Mais dans quel état elle était ! Une lèvre fendue avec du sang sur le visage, des griffures sur tout le corps et une épaule qui semblait ne pas être à sa place, son corps couvert de sang, peut être le sien. Sans compter les blessures que peut être je ne voyais pas. Mais qu’est-ce qu’elle avait donc eu pour être dans cet état. Un client lui aurait fait des misères ? Je ne l’avais pas jugée quand elle m’avait dit son métier et ne le ferais jamais, mais la voir dans cet état me peinait et surtout je m’inquiétais pour elle. De plus, elle était venue depuis son logement pieds nu, ce qui se révélait quelque peu inquiétant étant donné le soin que je lui connaissais sur son apparence.
Me ressaisissant, je la rejoignis lentement et lui toucha doucement le coude pour ne pas la brusquer si elle ne m’avait pas vu.

-Je suis là Isobel. Suis-moi, je vais te soigner pendant que tu m’expliqueras ce qui s’est passé, d’accord ?

La prenant doucement par le coude, je la guidais lentement vers l’un des espaces d’examen. J’étais d’avis que ma soirée ne serait pas prête de se terminer de sitôt. Mais cela n’était pas gênant, Isobel avait besoin de moi, il était de mon rôle de m’occuper d’elle.




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